intempéries > L'essentiel à savoir
L'essentiel à savoir
A savoir / A faire
Vous êtes une entreprise
- Comment déclarer les indemnités intempéries ?
- Comment sont calculées les indemnités versées par l'employeur ?
- Les indemnités de chômage intempéries sont-elles prises en compte par PRO-BTP ?
- L'indemnisation de chômage intempéries est-elle obligatoire ?
- Des charges sociales sont-elles prélevées des indemnisations de chômages intempéries ?
- Les sanctions en cas de fraude
- Comment déclarer mes arrêts intempéries ?
Vous êtes un salarié
- Quelles sont les causes de l'arrêt de travail pour chômage intempéries ?
- Qui décide de l'arrêt de travail pour le chômage intempéries ?
- Quelles sont mes obligations en cas d'arrêt de travail pour intempéries ?
- Mon employeur peut-il exiger que je reste sur le chantier en cas d'arrêt pour intempéries ?
- Qui paie mes indemnités de chômage intempéries ?
- Comment mon indemnité de chômage intempéries est-elle calculée ?
- Qu'est-ce que l'heure de carence ?
- Quel est le salaire horaire à reprendre pour le calcul de mes indemnités ?
- Quel est le régime fiscal de mes indemnités de chômage intempéries ?
- Mon employeur peut-il me demander de récupérer les heures chômées ?
- Mes indemnités de chômage intempéries servent-elles au calcul de mes congés payés ?
- Mon employeur doit-il déclarer les arrêts intempéries même s'il n'est pas remboursé par la caisse CIBTP ?
- En cas d'arrêt de chantier, mon employeur peut-il me demander d'effectuer des travaux de remplacement ?
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Ce régime légal a été institué par la loi du 21 octobre 1946 au profit des salariés de chantiers pour leur garantir une rémunération lorsque les employeurs sont contraints d’arrêter le travail, rendu impossible ou dangereux du fait des intempéries. Il s’applique à tous les chantiers situés en France métropolitaine.
Cette protection sociale propre au BTP est accordée en fonction de règles précises.
Champ d’application
Certaines activités de bâtiment, non exposées au risque intempéries, ne sont pas assujetties au régime. Elles ne versent pas de cotisations et ne peuvent pas mettre leurs salariés en chômage intempéries.
Le régime s’applique aux entreprises du BTP exerçant une activité citée par le code du travail (articles L. 5424-6 à L. 5424-19 et D. 5424-7 à D. 5424-49). Ces textes font référence à la nomenclature des activités économiques de 1959.
| 34 | Travaux publics. |
| 330 | Entreprise de bâtiment et de travaux publics, entreprise générale de bâtiment. |
| 331 | Maçonnerie, plâtretie, travaux en ciment, béton, béton armé, terrassement et démolition. |
| 332 | Charpente en bois, menuiserie du bâtiment, pose associée ou non à la fabrication. |
| 333 | Couverture plomberie. |
| 334 | Serrurerie de bâtiment, petite charpente en fer, menuiserie métallique, ferronnerie pour le bâtiment, clôture métalliques (fabrication et pose associées ou pose seulement). |
| 335 | Fumisterie, ramonage, installation de chauffage et production d'eau chaude. |
| 336 | Peinture de bâtiment, décoration. |
| 337-03 | Pose d'enseignes, stores. |
| 338 | Construction métallique pour le bâtiment, les travaux publics et le génie civil (fabrication et pose associées ou pose seulement). |
Les carrières à ciel ouvert extrayant des matériaux destinés au bâtiment ou aux travaux publics, et directement exploitées par les entreprises de BTP.
Exceptions :
. Fabrication de décors de théâtre,
. Installation de chauffage central, de ventilation, de climatisation ou d'isolation,
. Pose de revêtements plastiques et installations diverses,
. Installations thermiques industrielles, construction de chambres froides.
Pour tenir compte de la diversité des travaux accomplis par les entreprises artisanales et de leur faible recours au chômage intempéries, les cotisations intempéries ne sont dues que si les salaires de l’entreprise dépassent un abattement annuel fixé par arrêté ministériel égal à 8000 fois le SMIC horaire.
Si l'abattement n'est pas atteint, il faut tout de même effectuer une déclaration d'arrêt de travail pour intempéries afin de bénéficier des exonérations de charges sur ces heures.
Très petites entreprises
Les très petites entreprises, si elles ne sont pas assujetties au régime de chômage intempéries, restent cependant soumises à l’obligation déclarative dans les mêmes conditions que les entreprises cotisantes au régime. Cette obligation a pour but, notamment, de leur permettre de justifier, auprès des URSSAF, l’exonération de charges sociales appliquée aux indemnités intempéries.
Cas particuliers
> Entreprises à activités multiples :
l’entreprise n’est soumise aux obligations de ce régime, et à ses cotisations, que pour les activités visées par les textes. Une comptabilité séparée doit alors permettre de distinguer les différentes activités.
> Entreprises de travail temporaire :
elles ne sont pas assujetties à ce régime, n’exerçant pas elles-mêmes une activité de BTP, mais doivent indemniser elles-mêmes leurs salariés en cas d’arrêt de travail.



